Affichage des articles dont le libellé est musique. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est musique. Afficher tous les articles

jeudi 24 octobre 2013

Une histoire d'hommes

http://www.zep-unehistoiredhommes.com/
Les membres du groupe
Cher Philippe,
Quel plaisir et quel étonnement de te voir t'adresser à l'homme qui est en nous ! Ça a donné lieu au plus misérable des concours de jeux de mots dans la presse, et rien que pour ça, tu devrais être remercié. Malgré tout, il faut que je te l'avoue, j'ai eu un mal de chien à entrer dans ton Histoire d'hommes.

Non pas qu'il soit mal dessiné, ça non. Le trait est agréable, les couleurs suaves donnent une belle impression de mélancolie sans être tristes. Non, visuellement, c'est un vrai bonheur, une réussite. Ca change vraiment de Titeuf, et ça a dû te demander un effort extraordinaire, beaucoup de travail pour t'astreindre à cela. Bravo en tout cas.

Non j'ai eu du mal à entrer dedans à cause des flashbacks. Ils sont un peu fastidieux. Le découpage très cinématographique de ce début de récit est un peu lourd alors même que ces flashbacks ne sont ni longs ni nombreux. Mais pour tout te dire, j'écris vraiment ça pour t'embêter. Parce que je me suis régalé tout du long. Bien sûr, tu touches la corde sensible d'un mec dont le livre préféré reste Les Copains de Romains, et pour lequel, à des degrés divers, Mes Meilleurs Copains de Poiré et Vincent, François, Paul et les autres de Sautet sont des chefs-d'oeuvres immortels.

On trouve d'ailleurs beaucoup de similitudes dans ta bédé avec l'histoire de la bande à Chapoteau. Le temps d'un week-end, le groupe qui s'était dissous se reforme. L'un d'entre eux est devenu une star. Ces retrouvailles vont remuer beaucoup de choses qui vont plus ou moins changer la vie des protagonistes... Bien entendu ton histoire est plus grave, plus lourde sans jamais être désagréable à suivre. Je dirais même que ton ton et ton trait légers adoucissent énormément la noirceur du secret qui séparait jusque là les deux héros, et qui pourrait les rapprocher à nouveau.

Bref, l'histoire est sympa, les protagonistes bien travaillés, l'ambiance est agréable, le dessin est magnifique. Tu vois, je suis heureux de m'être fait offrir ton album, sinon, j'aurais été obligé de l'acheter.
Merci Philippe.
Amicalement, Hrundy V.

vendredi 13 septembre 2013

Breakfast on the mornig tram

Chère Stacey,

Ca commence avec un piano solitaire. Un piano clair et frais qui tinte, même dans des sons pas si aigus. Il est bientôt rejoint par une batterie et un triangle. Dehors, le ciel est bleu, très clair très pâle comme un matin d'hiver. Un frisson me parcourt et je me demande comment j'ai fait pour me passer de l'hiver.

Il fait très froid depuis quelques jours, la faute à un Mistral des familles qui glace jusqu'au plus profond des os. En septembre, ça fait plutôt bizarre de ressortir les couettes et de se dire qu'il est temps de ressortir les couettes.

Desproges que ton album est un album d'hiver, Stacey ! Du Ice Hotel carillonnant jusqu'au What a wonderful world paisible et léger, j'ai envie de me projeter de quelques mois dans le temps et de me retrouver au petit matin, dehors, emmitouflé jusqu'au nez, un bon gros mug rempli de café bouillant entre les mains. Je me souviens d'un chalet dans une bourgade au-dessus de Gap, le Carpe Diem, où ton album aurait été parfait, accompagnant un moment de tendresse et de poésie au lever de la brume avec ma douce.

Tous les morceaux, même tes sambas, même le I wish I could go travelling again qui parle d'été, tout en cet album respire la douceur, la clarté, la la légèreté et la fraîcheur d'un matin ensoleillé d'hiver. Tes reprises en Français de Gainsbourg sont délicieusement suaves et ton jazz accessible, facile, paisible.

Je suis moi-même étonné par la quiétude que me procure ta voix. Agneau de Gainsbourg qui enlève la violence du monde, tu as pris pitié de moi... On redécouvre à chaque saison des albums qu'on croyait connaître par cœur. Je crois que ce week-end, je vais ramoner.

Merci Stacey.
Amicalement,

Hrundy V.